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Occupation Allemande - Le Pont Levis

SETE sous l’occupation Allemande (3° partie)

 

En un peu moins de 2 ans (novembre 1942 au 20 août 1944) les allemands ont beaucoup fortifié la position de SETE. S’ils ont été aussi vite c’est en grande partie grâce au mur de l’Atlantique dont la construction avait commencé dès 1941. Pour cela l’organisation TODT avait établi des milliers de plans de blockhaus rassemblés dans un catalogue appelé "REGELBAU" (règles de construction)
Les emplacements étant définis, la construction pouvait commencer rapidement. Ces emplacements codés stützpunkt (point d’appui) comprenaient un ou plusieurs blockhaus.
 Vers l’ouest de SETE face à AGDE le stützpunkt 021 était établi au Pont Levis et le 026 dans la montée des Pierres Blanches.
 Le Pont Levis ou ouvrage des Salines comportait 2 casemates, l’une type R626 pour canon de 7,5cm PAK40 avec un toit blindé et Tobrouk attenant était accolée directement contre la voie ferrée. Il n’en reste qu’un morceau, le reste ayant été démoli avec la totalité de l’autre Casemate pour faire place à un lotissement de pavillons.
 Cette casemate type H630 disposait d’une mitrailleuse s.MG.34 montée sur affut à rotule et installée sous plaque de blindage. Jusque dans les années 2000 elle abritait un élevage de chiens.
 De l’autre coté de la voie ferrée l’ancien fortin du XVIII°siècle (dit Wn21) entouré d’eau et accessible par une passerelle était équipé de 2 Tobrouks (ou Ringstand) pour mitrailleuses MG.


  Dans la montée des Pierres Blanches à gauche et à la place d’un grand immeuble récent, était établie, en particulier dans une cavité (appelée souterrains des allemands), l’unique batterie d’artillerie côtière de l’armée de terre sous casemates H669. Elle était dénommée batterie "Russe" du fait de ses 4 pièces russes de 12,2cm K390
  Son objectif était de battre la plage du LIDO et de croiser ses feux avec ceux du stützpunkt AGDE.


SOURCES : Atlantikwall-sudwall par Alain CHAZETTE
                     Illustrations Alain CHAZETTE et Michel LEBRETON
                     Texte Michel LEBRETON