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Les ponts de Sète Mobiles

Les ponts de SETE 4° partie : les autres ponts mobiles

 

Il n’en reste plus que deux mais le troisième mérite de conter son histoire : il s’agit du pont de PIERRE.


 Le canal et la darse ayant été creusés de 1776 à 1786, les « basses terres »furent divisées en parties Nord et Sud qu’il convint de relier. Ce fut l’origine du pont de PIERRE sur la darse (quais Louis Pasteur-Rhin et Danube), lancé sans doute en 1785 entièrement en pierres et fixe, comme son nom l’indique, sous lequel passaient sans peine les chalands ayant emprunté le canal depuis celui du Rhône à SETE. Fut-il modifié au XIX siècle ? La délibération du 1°avril 1844 confirme, du moins, le nom de « pont neuf ». En 1904, l’arche de pierre centrale fut supprimée au profit d’un tablier métallique s’élevant horizontalement, les piétons pouvant cependant traverser le canal grâce à des escaliers, sur chacune des culées, donnant accès à la partie surélevée. Endommagé par les allemands en 1944, il fut reconstruit fixe en 1959, la délibération du 5 juillet 1984 lui redonnant son nom d’origine. On peut le voir encore sur la photo aérienne de 1957. Sur la même photo, la piscine dans le canal en face de la chambre de commerce a permis l’apprentissage de la nage à beaucoup de Sétois.


 Le pont de la gare n’a jamais changé de nom. Il fut construit comme d’autres ponts à deux volées levantes. Pendant sa reconstruction à une seule volée tournante, en 1919, une passerelle provisoire dite du Creusot permit le passage des voitures et des piétons. Endommagé au départ des allemands, il fut reconstruit après la guerre.

 

 Le pont de Montpellier ou de la Méditerranée ou de la Victoire (nom donné en 1919) fut lancé en 1847, à deux volées toujours, objet de restructurations en 1860-64 et 1875-78, repris à une seule volée métallique en 1919. Mû successivement à la main et hydrauliquement, il le fut électriquement enfin, le courant étant fourni par l’usine de tramways au début du XX°siècle et, en 1935, par la gare de Chemins de Fer du Midi, passage obligé des Sétois voulant accéder à la plage du Kursaal. Il a été enfin reconstruit récemment par la société Eiffage qui a construit également le pont de Millau.

 

Texte et illustrations : Michel LEBRETON



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