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Les ponts de Sète disparus

Les ponts disparus

 

  Nous ne parlerons ici que des ponts sur l’eau, oubliant ceux sur route ou sur voie ferrée.


  Nous en avons compté 23 dont 5 ont disparu : voici leur histoire.

  Avant la création du port et du canal Royal en 1666, l’histoire ne mentionne aucun pont. On devait se transporter par bacs dans les canaux des marécages de l’époque.


  Le premier pont connu et aujourd’hui disparu  est le « pont de bois », passerelle étroite qui reliait, sur le canal Royal, la rue Lazare CARNOT et la rue MISTRAL. Elle fut construite entre 1668 et 1678.
  Elle fut protégée côté FRONTIGNAN par une redoute dite » à la corne du pont »construite par l’ingénieur NIQUET en 1710-1711 après l’attaque des Anglais
  Restructuré entre 1720 et 1732 d’après les plans de l’ingénieur Ferrar de PONTMARTIN à deux pertuis sous la forme d’un »pont levis pour le passage des pontons et trébuchets » actionné par quatre piliers et une bascule côté quai de la Résistance . Il était suffisamment élevé pour permettre aux barques de se glisser sous le tablier. Telle est d’ailleurs la raison des escaliers se faisant face sur les quais de nos jours encore (rue Lazare CARNOT et rampe de la Bourse)
 IL fut supprimé en 1860 après la construction en 1842 et1844 des deux ponts LEGRAND (maintenant la SAVONNERIE) et NATIONAL (maintenant la CIVETTE)


 Autre pont disparu, le pont REGIS ou REGY du nom de l’ingénieur des ponts et chaussées qui le fit construire et dont une photo figure ci-après. Il reliait  la rue AGHALIER à la rue FONDERE sur le canal maritime C’était un pont levant en deux parties . Il disparut en 1930.

 

 

 


  Trois passerelles pour piétons ont également disparu :


 - D’abord le pont dit « des suicidés » reliant le fort SAINT PIERRE au cimetière Marin. Construit d’abord en bois entre 1882 et1898 où il fut réalisé en fer .Il disparut en 1944 détruit par les Allemands


 - Ensuite la passerelle métallique surélevée pour piétons du quai des MOULINS disparue après la dernière guerre.


 - Et enfin la passerelle presqu’identique entre le quai de BOSC et le quai de la BORDIGUE (quai du docteur SCHEYDT) construite au lendemain de la deuxième guerre mondiale et qui ne resta en service qu’une dizaine d’années.

 


 Dans une prochaine rubrique nous parlerons d’une autre partie des18 autres ponts de SETE, Ile SINGULIERE

 


 Michel  LEBRETON
Sources : les rues de SETE par Alain DEGAGE ville de SETE 1988
               SETE chronique d’un siècle par Gaston MACONE
Illustrations : collection Michel LEBRETON