Discours du maire de Sète François COMMEINHES
VŒUX A LA POPULATION
Lundi 17 janvier 2011, Chais du Sud
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Pour les vœux aux Sétoises et aux Sétois, qui nous réunissent chaque année en janvier, j’ai une habitude : c’est de parler de Sète. De Sète que l’on aime, de Sète que l’on veut, de Sète qui change et évolue pour mieux préserver son authenticité et sa qualité de vie.
Banale évidence, pour un maire, que d’aborder lors de ses vœux la ville qu’il conduit, me direz-vous ! Certes…
Et pourtant… Pourtant, beaucoup de responsables et élus choisissent ce temps fort de la vie d’une collectivité pour aborder, parfois dans de grandes envolées lyriques, les enjeux internationaux ou les grands débats intellectuels.
C’est leur choix. Au demeurant tout à fait respectable. Ce n’est pas le mien.
Mais si j’en juge par l’affluence, année après année, que connaissent ces vœux, au-delà du plaisir de se retrouver et passer un agréable moment ensemble, je me dis que parler de Sète, de ses projets, de ce qui y va bien et ce qui y va moins bien, vous intéresse plutôt. Et qu’il serait dommage de passer à côté d’une telle occasion.
C’est pourquoi après l’aperçu, en introduction, qui nous a permis de revivre un condensé du chemin parcouru par notre commune en moins de 10 ans, je reviendrai dans un instant sur les grands projets et défis qui attendent Sète pour la décennie à venir.
Me placer ainsi dans une perspective de long terme présente l’intérêt de montrer que l’avenir de Sète, notre avenir à tous, n’est pas une succession de séquences isolées, mais un chemin tracé pour consolider les bases de ce qui constitue notre qualité de vie.
Car si une chose est sûre, au-delà de nos différences d’âges, de conditions, d’opinions, c’est bien l’attachement que les Sétoises et les Sétois ont pour leur ville, natale ou d’adoption, et l’intérêt dont chacun fait preuve pour son évolution.
Je le constate au quotidien, en mairie, à l’extérieur, ou dans mon activité professionnelle de médecin. Parfois douloureusement, d’ailleurs, lorsque je reçois des personnes, plus ou moins jeunes, désespérées à l’idée de devoir quitter, momentanément ou pour plus longtemps, leur ville de cœur, faute d’emploi ou d’activité.
Rien de plus frustrant que de n’avoir à offrir à un jeune qui cherche à s’installer en ménage, à trouver un logement, un emploi, bref à commencer sa vie d’adulte, que des mots de réconfort fondés sur d’hypothétiques espoirs.
Je vous l’ai dis suffisamment, c’est, il y maintenant précisément 10 ans, ce qui a fondé ma volonté de m’investir dans la vie publique. D’apporter ma pierre à l’édifice, pour offrir à chacun toutes les chances de trouver un emploi, un logement, des conditions d’existence meilleures et plus confortables. Et dans une ville durement frappée par le chômage, par une dégradation de l’habitat très ancien ou par les stigmates 4)d’activités plus liées au passé qu’à l’avenir, le défi était de taille.
Alors comprenez ma joie, comme celle de centaines de familles sétoises, malgré une crise économique mondiale qui est loin d’être achevée, que le frémissement ressenti sur le port de commerce de Sète en 2009 se soit transformé en embelli en 2010, après des décennies de dégringolade.
Sans avoir encore renoué avec sa grandeur passée, celle qui vit l’édification de grands équipements sétois comme le théâtre Molière ou, plus tard, ces chais où nous nous retrouvons ce soir, notre port gagne du terrain. Les clignotants sont au vert et les acteurs portuaires sont en effervescence et les perspectives pour 2011 sont prometteuses. Avec notamment l’inauguration dans quelques semaines du terminal fruitier tant attendu, la construction d’un nouveau portique et de nouveaux trafics à venir.
Quel enthousiasme, lorsque je longe la promenade de la corniche, et que je vois tous ces bateaux en attente de décharger à Sète.
Cela est bon pour la ville et ses habitants. Cela est bon pour l’emploi, tant au niveau de l’activité portuaire en elle-même qu’à celui des emplois induits.
Et, croyez-moi, alors que comme je l’évoquais, la crise n’est pas achevée, alors que prennent fin des siècles de domination sur le monde du modèle occidental, et que l’avenir économique de la planète, se joue de moins en moins autour du Vieux continent, cela fait chaud au cœur de voir qu’une petite cité comme Sète est armée pour s’en sortir dans cette compétition économique souvent impitoyable.
J’entends, ici et là, qu’il eut été intéressant que la commune récupère la propriété du port… On peut toujours se faire plaisir en se berçant d’illusion et autres spéculations intellectuelles coupées du terrain, mais, pour moi, de tels débats sont vains…
Les résultats sont là, et la commune et son maire sont fiers d’accompagner le développement du port, dont je resterai l’ambassadeur passionné, aussi longtemps que je serai aux responsabilités. Ambassadeur aux côtés de toutes les bonnes volontés, quel que soit leur horizon politique. Car les joutes politiciennes n’ont pas leur place quand il en va de l’avenir de nos enfants.
Ce sont là pour nos jeunes des perspectives d’avenir autrement plus prometteuses que, par facilité ou opportunisme, renforcer les effectifs d’administrations publiques, comme la mairie, déjà largement pourvues en personnel. Faisant par là même peser sur des contribuables sétois déjà trop lourdement sollicités les charges induites par ce type de recrutement.
C’est notamment parce que ce choix n’est pas le nôtre – et, croyez moi, devant une personne ou une famille en détresse, il n’est pas toujours facile à assumer – que nous avons pu, au cours de la décennie passée, rééquilibrer les finances de la ville. Et, depuis maintenant 5 années, ne pas augmenter du tout les impôts locaux, du moins pour la part qui dépend de la commune.
Et bien que le conseil municipal n’ait pas encore adopté le budget pour 2011, je profite de l’occasion pour vous garantir que, cette année encore, la municipalité parviendra à ne pas recourir à l’augmentation des taxes.
II/ Et c’est aussi parce que ce choix n’est pas le nôtre que la municipalité peut maintenir un niveau d’investissement élevé pour la ville, afin de maintenir et rénover les équipements existants, et en créer de nouveaux quand c’est nécessaire.
L’effort sera cette année d’environ 13 millions d’euros, un chiffre à peu près stable depuis une dizaine d’années et nettement supérieur à ce qui se faisait pour la ville auparavant.
Parmi les priorités budgétaires figure notamment le plan de rénovation du centre ancien, dont nous avons beaucoup parlé, et pour lequel Sète bénéficie jusqu’en 2016 de subventions d’Etat exceptionnelles qui dynamiseront l’offre de logements pour les plus modestes.
D’importants moyens sont aussi consacrés à l’urbanisme, à travers des acquisitions et participations aux zones d’aménagement conduites par la société d’économie mixte, sur lesquelles je reviendrai dans la dernière partie de ces vœux.
Parallèlement, nous continuerons à investir dans ce qui est la raison d’être de la collectivité communale :
- Nos équipements sportifs, culturels et patrimoniaux, avec, par exemple, une nouvelle tranche de travaux au centre Clavel, la fin de l’étude sur l’extension du théâtre de la mer ou la destination de l’ancien Ifremer qui y fait face, et la poursuite de la réhabilitation de l’église Saint-Louis.
- Les écoles, avec la continuation de l’important programme de Langevin ou des investissements pour sécuriser les locaux et améliorer les conditions de l’école occitane Calandreta, à la caserne Vauban.
- L’aménagement urbain ne sera pas en reste avec, bien sûr, la poursuite des travaux sur le grand axe commercial de la rue Mario Roustan, actuellement en cours, ainsi qu’une enveloppe prévue pour commencer à penser la rénovation de places publiques comme l’axe central de la place Aristide-Briand, le lancement de la rénovation de la rue Montmorency ou du boulevard Grangent à l’ouest.
- La ville permettra la réalisation d’équipements indispensables, comme la caserne des pompiers, conduite par le Département. Et la renaissance de certains d’entre eux, comme les halles centrales, où 2011 sera consacré aux travaux intérieurs, prioritaires, et à la recherche de partenaires pour lancer la grande réhabilitation de ce poumon commercial.
- Au titre de ces nouveaux équipements, 2011 verra aussi le lancement des études pour un nouveau groupe scolaire située à l’entrée Ouest, en pleine mutation avec les nouveaux quartiers de Villeroy, Ramassis et des Salines qui prendra vie bientôt.
Vous voyez, la ville reste centrée sur son « cœur de métier ». La proximité, le cadre de vie, la propreté, les services à la population. Les loisirs, sport et culture, également, où la municipalité continue à porter des projets et accompagner les porteurs de projets. Notamment ici, aux chais du Sud, que je remercie encore une fois Robert Skalli de mettre à notre disposition, et qui devraient si la communauté d’agglomération le concrétise accueillir la programmation de la scène nationale durant les travaux de réhabilitation du théâtre Molière.
J’ai dis ne pas avoir de temps à perdre en vains débats. Mais attention, cela ne veut aucunement dire qu’il ne faut débattre de rien. Bien au contraire, l’année 2011 s’annonce, à Sète, traversée de débats, de réunions, de concertations.
Débats et rencontre sur le plan de prévention des inondations, par exemple, que finalisent les services de l’État, et qui est d’une grande acuité dans une ville maritime comme la notre. Réunions et enquête publique, avis du conseil municipal auront lieu prochainement à ce sujet. Et il est important que les citoyens s’expriment sur ce sujet majeur pour notre sécurité, qui conditionne en large partie l’évolution de notre ville.
Face aux phénomènes d’érosion et de montée des eaux, la vigilance doit être de mise, et il faut tout faire pour prévenir le risque et s’y adapter.
Tout faire oui… Mais sans pour autant dire n’importe quoi. Comme, par exemple, agiter les peurs avec le prétendu « caractère inondable » du quartier de Villeroy. Ou, demain, celui des Salins, que de prétendus écologistes à nez rouge nous décrivent comme de splendides zones humides riches de biodiversité, alors que les dites zones s’apparentaient plus à un no man’s land repoussant.
Un simple coup d’œil aux inventaires sérieux, y compris ceux édités par des collectivités amies des fameux écolos à nez rouge, montre qu’à aucun moment, l’entrée ouest de Sète n’a figuré dans une liste de « zone naturelle à protéger ».
On le sait peu, mais, par exemple, le quartier de Villeroy, même situé non loin de la mer, a anticipé en 2002 les normes de sécurité de l’État, puisque la côte minimum des résidences y est de 2 mètres au dessus du niveau de la mer. Alors qu’à proximité, les cotes du quartier des Quilles ou du centre ville se situent entre 1 et 1,4 mètres !!!
Mais, je vous le demande, dès qu’il y a une inondation en Vendée, où se ruent tous ceux qui sont à l’affut d’un scandale ? Je vous le donne dans le mille : à Villeroy, bien sûr, c’est tellement plus spectaculaire et « vendeur ».
Et peu importe, si, au passage, on fait un peu de désinformation… « C’est pour la bonne cause », en quelque sorte… Les forces de la désinformation et du fantasme sont toujours dures à contrer.
Donc le débat sur la prévention des risques doit avoir lieu. Il doit être sérieux, responsable, dénué d’arrière pensée (on peut toujours rêver…).
Pour notre part, nous avons pris la mesure du défi, en anticipant, comme je l’ai dit, mais aussi en prenant les devants pour élaborer un plan communal d’action, pour répondre au mieux au risque de toutes natures : naturelle, industrielle etc. Ce plan trouvera naturellement une extension aux inondations, après l’adoption du plan de prévention des inondations.
Nous avons aussi anticipé, grâce au grand projet de sauvegarde du lido de Sète à Marseillan, qui se poursuivra en 2011. Grâce au recul stratégique de la route et à l’interdiction de tout résidentiel, l’avenir de l’étang est préservé, et nous ne faisons par courir de risque aux populations.
Quand il y a de véritables zones naturelles à protéger, nous les protégeons, je m’en porte garant.
D’ailleurs, dans sa modeste mesure à l’échelle de l’humanité, la ville de Sète s’est engagée depuis plusieurs années dans une action déterminée en faveur du développement durable, aussi bien au niveau de la consommation des équipements publics, que des nouvelles constructions de logements sociaux. Ou par des procédés innovants, comme celui que nous mettrons en place au Miam dès cette année, qui sera présenté en détail.
Avec l’objectif affiché dans la convention des maires européens, que j’ai signée, de réduire de 20% notre consommation énergétique à l’horizon 2020. Un plan climat, pour lequel nous avons obtenu des financements, est d’ailleurs en cours d’élaboration dans notre ville.
Autre débat nécessaire qui a commencé et continuera à Sète et dans les communes du bassin de Thau en 2011, celui autour de l’organisation de notre territoire, développé dans le cadre de ce qu’on appelle « Schéma des cohérence territoriale » ou « Scot », l’un de ces sigles que la France adore.
Il sera adopté cette année. Mais avant cela, comme pour le risque inondation, de nouveaux débats et enquête publique auront lieu.
Il faut s’engager, car derrière le mot un peu abscons, il en va du développement de notre territoire pour les prochaines décennies.
Entre Sète, Frontignan, Balaruc qui sont si liés, entre ces communes dont les habitants sont cousins, amis, en tous cas toujours proches, la vie urbaine n’a jamais pu se poser.
Ce Scot permettra de relier nos villes actuellement séparées par des étendues de friches et de sites liés au passé. Ce fameux passé qu’il ne sert à rien de chercher à conserver dans du formol, car les femmes et les hommes qui vivent ici n’ont rien à y gagner. Le Scot redonnera vie à ces espaces.
Ces fameux sites sur lesquels l’État avait gravé un statut industriel, empêchant ainsi toute évolution depuis des dizaines d’années. Le même État, qui, dans le cadre de la loi littoral et du schéma de mise en valeur de la mer, avait prévu l’extension à l’ouest de la ville, qui est en voie d’achèvement.
Aujourd’hui, l’opportunité s’offre à nous de conquérir notre avenir, autour de l’organisation des transports, de l’organisation spatiale des activités.
Donc je vous invite toutes et tous, chers amis sétois, à vous intéresser à ce débat et à cette concertation sur des enjeux qui vont toucher chaque habitant, enjeux qui sont ceux du logement, du travail, du déplacement, de l’environnement et des loisirs.
Corollaire de ce débat en 2011, l’évolution des périmètres intercommunaux, qui doit être finalisée d’ici la fin de l’année.
Avec pour objectif une rationalisation de ces périmètres et une taille plus adaptée pour exercer les compétences des agglomérations, et en particulier l’économie.
Donc tout cela est appelé à évoluer. Je pense qu’il faut là aussi s’intéresser, ne pas hésiter à donner son avis, à s’informer, de préférence à la source car, là aussi, des intérêts bien éloignés de l’intérêt général s’exercent parfois.
Mais si chacun se montre à la hauteur, ce sont là de riches débats, de nécessaires débats et de complexes débats qui nous attendent.
III/ Alors, en matière de débat, l’heure est, paraît-il, à l’indignation…
Cela est sans doute nécessaire. Et même parfois salutaire.
Mais celle-ci ne doit pas être confisquée par des professionnels autoproclamés de l’indignation, tel qu’il en existe ici comme ailleurs.
Elle ne doit pas avoir la forme d’une indignation à géométrie variable, avec pour seul horizon la prochaine échéance électorale.
Elle ne doit pas plus, pour moi, prendre la forme d’une indignation prédigérée en quelques feuillets, et régurgitée avec plus ou moins de talent, chez certains orateurs en panne d’inspiration.
Cette indignation doit avoir pour visée l’amélioration des conditions d’existence des êtres humains pour laquelle il y a différentes options, différentes voies, toutes aussi respectables les unes que les autre du moment qu’elles respectent la démocratie.
Si je pouvais exprimer un vœu pour cette nouvelle année, de manière assez générale, c’est que les gens se parlent plus, se parlent dans le respect, fassent connaissance, pour que régressent les clichés qui sont trop souvent entretenus à l’égard d’autrui.
Le vivre ensemble, la convivialité y gagneraient beaucoup, et, par là-même le bonheur de vivre.
Mais comme je le précisais en ouvrant ce discours, le maire que je suis tient à rester calé à Sète, sans verser à l’outrance dans les généralités.
Cela ne veut pas dire, loin de là, une indifférence à ce qui se passe au loin. Aux événements tragiques qui secouent des pays méditerranéens voisins, comme l’Algérie ou la Tunisie, même si on peut espérer qu’en l’espace de quelques jours l’avancée vers la démocratie y ait fait des pas de géants. Des pays plus lointains aussi, comme l’Australie dévastée par les inondations ou Haïti, par les épidémies consécutives au séisme, pour lequel nous avions d’ailleurs, aux derniers vœux, organisé une collecte. Pas plus d’indifférence au sort non moins tragique de personnes qui souffrent loin de leur famille et de leur pays (et là nous avons forcément une pensée particulière pour les otages français victimes d’actes lâches et odieux).
Mais je pense que je suis plus à ma place en vous parlant de ce que je connais le mieux, Sète et notre bassin de vie.
Et là aussi, même si je me suis attardé sur les motifs d’espérance et de satisfaction, car l’optimisme doit prévaloir en ce début d’année, je n’oublie pas celles et ceux qui traversent des périodes de souffrance.
Celles et ceux, d’abord, qui sont confrontés à la perte d’un proche, la maladie, la dépendance, le chômage que j’évoquais en début d’intervention. Ou encore la solitude, au sujet de laquelle j’ai répondu à la sollicitation de l’association Saint Vincent de Paul, pour intervenir auprès du chef de l’Etat qui en a fait une grande cause nationale.
Et, plus généralement, parce que je ne me voile pas la face, je pense à toutes les personnes qui, à Sète et autour de nous, qui ont de légitimes inquiétudes pour leur avenir.
Je pense en particulier aux professionnels de la pêche. Car si l’embellie se confirme pour le commerce, le secteur de la pêche semble s’enfoncer dans un tunnel sans fin, perdu entre des réglementations contradictoires, des normes sans cesse plus exigeantes et des hausses de carburant que les pêcheurs subissent comme autant d’assauts répétés.
Il faut se battre sans relâche, et je continuerai à la faire, là aussi, auprès de toutes les personnes de bonne volonté. Car Sète, je le dis clairement : c’est tout simplement in-con-ce-vable et personne ici ne peut se résoudre au déclin inéluctable de la pêche méditerranéenne.
Quand le port va bien, quand la pêche va bien aussi, c’est tout Sète qui en bénéficie. Et notamment nos commerçants, qui traversent aussi des périodes difficiles, et qui doivent être aidés dans une période particulièrement rude.
Tout comme Sète et, plus largement, le bassin de Thau, sont inconcevables sans une activité conchylicole importante, ce qui justifie l’action sans précédent que nous menons pour préserver la lagune, qui n’empêche malheureusement pas des épisodes critiques de fermeture pénalisant gravement la profession, et des inquiétudes récurrentes sur la mortalité.
Je pense aussi à ces marins étrangers échoués dans notre port, à bord d’un chimiquier poubelle, du fait d’armateurs peu scrupuleux, que la solidarité naturelle des collectivités comme la notre et des gens de mer aide, mais sans résoudre la situation de détresse.
A toutes ces personnes et les autres qui sont dans la peine aujourd’hui, j’adresse des mots de réconfort en formulant le vœu sincère d’une année 2011 moins difficile.
Je vous souhaite à toutes et à tous, ainsi qu’à tous vos proches, une belle année marquée par la santé, le bonheur et la réussite.
Je vous remercie chaleureusement de vous déplacer aussi nombreux chaque année.
Et comme l’entrée en matière de ces vœux s’est faite en jetant un regard sur la décennie passée, je vais maintenant, avant de vous retrouver toutes et tous autour des buffets pour un moment convivial, nous projeter dans la décennie à venir, avec quelques images des mutations qui attendent Sète d’ici à 2020.
Sète 2.0, c’est le nom que j’ai donné à notre stratégie pour faire entrer Sète dans le 21ème siècle.
Sète 2.0 est un code emprunté à l’univers du Web et des technologies numériques qui définit généralement une « mise à jour », une évolution ou une nouvelle version d’un logiciel ou d’un programme informatique.
Car il s’agit bien de la mise à jour de notre programme pour notre ville.
Un programme qui nous projette en 2020, pour ne pas se faire distancer par les villes et les agglomérations régionales voisines.
Sète doit pouvoir se développer naturellement entre Béziers et Montpellier pour continuer de donner à ses habitants des opportunités de travailler, de prospérer, et de vivre agréablement.
Sète doit s’appuyer sur son Histoire, sa culture, ses atouts, ses talents pour se mettre en mouvement vers l’avant, tout naturellement.
Sète 2.0, c’est le nom d’une vision, d’un cap, d’une ambition, pour relever les défis, économiques, écologiques, démographiques et sociaux qui se présentent à nous.
Sète 2.0 c’est aussi une manière rapide et claire d’évoquer le nombre 20.
20 comme 2020 bien sûr, mais aussi 20 comme 20% de logements sociaux que nous allons atteindre et dépasser d’ici 5 ans.
20 comme 20% d’émissions de CO2 en moins, en conformité avec les engagements pris, et parce que nous sommes dans un monde de communication où tout va beaucoup plus vite, Sète 2.0 c’est le nom donné pour fédérer tous les grands projets d’aménagements urbains et de développement que nous devons réaliser pour notre belle cité et dont je vais vous dire un mot.
Des projets conçus par une équipe, entourée des meilleurs, que j’ai l’honneur et le plaisir de vous présenter maintenant.
Après la présentation de Sète 2.0
Et maintenant, il est temps de clore cette présentation, car je suis impatient de vous retrouver pour que nous puissions discuter ensemble, échanger, si vous le souhaitez, sur ces projets que je vous ai présentés.
Nous le ferons autour d’excellentes spécialités de notre territoire qui sont l’un des fondements de notre identité.
Et nous le ferons en musique, avec le conservatoire de Sète qui, sous la houlette de son directeur Bernard Delpy, a prévu d’enchanter nos oreilles.
En commençant par les enchanter avec des airs et paroles qui familiers pour la plupart d’entre nous, puisqu’il s’agit de ceux du grand Georges Brassens.
Car vous ne le savez peut être pas tous, mais l’année 2011 est celle des 90 ans de la naissance du grand poète sétois, des 30 ans de sa mort, et des 20 ans de l’espace qui lui est consacré à Sète.
Donc cette année sétoise sera rythmée par un fil rouge que nous avons concocté et que je présenterai bientôt en détail, que nous avons voulu le plus original, intéressant et participatif. Libre, à l’image de Georges Brassens.
Encore une bonne année à tous, et excellente soirée…




