Adam Smith en soulignant en son temps le rôle du « marché » et en excluant chaque considération étique dans l’analyse de la vie économique, pose l’accent sur la « richesse des nations » plutôt que sur la richesse des individus, en se concentrant sur le contenu matériel de la production et consommation comme bien économique.
De nos jours on a tendance à confier aux hommes politiques qui promettent de construire la « megamachine » servant à produire le futur.
Une société qui définit le bien commun comme satisfaction maximale pour une majorité d’individus, selon la plus grande consommation de produits et services industriels, logiquement impose cette consommation et mutile de façon intolérable l’autonomie de la personne. Une solution politique alternative à cet utilitarisme c’est celle de définir le bien comme capacité de chacun à façonner l’image de son propre futur.
L’économie du XXI siècle doit reconnaitre la valeur de la personne et de son environnement.
La pensée traditionnelle n’attribue aucune valeur ni à l’individu, ni aux ressources naturelles, sinon que dans un contexte de l’activité formelle, c'est-à-dire dans un contexte de gains, acquisition et ventes. Ainsi par exemple l’économie classique ne confère aucune valeur à tout ce qui peut être utile et gratifiant produit par les personnes pour eux même et pour les autres dans le domaine de l’économie « informelle », c'est-à-dire sans être rétribuée et encore moins à l’existence même des individus en tant qu’êtres humains.
Ainsi les hommes ont besoin d’apprendre aussi à renoncer au toujours plus et cela ne s’apprend pas à l’école, comprendre qu’il faut vivre entre certaines limites et surtout vivre ensemble.
Le savoir devient un produit à consommer et comme tout produit qui transite par le marché, il est sujet à rareté. Cacher la nature de cette rareté est une fonction très couteuse pour un ensemble multiforme d’éducation. Est éducation en effet, la préparation programmée à la vie active a travers le pilonnage d’enseignement confectionnés en série et produits par l’école.
Mais cette éducation c’est aussi les traits d’union permanents des informations transmises par les médias.
Ainsi en continuation, cette éducation devrait être ressentie comme une source vitale de saison pour les dirigeants, les familles, les ouvriers, les policiers qui périodiquement sont dépassés par les innovations permanentes
Antonio Rossi




